Dérèglements climatiques et effet de serre, pollution de l'air et de l'eau, marées noires, sols contaminés, vache folle, disparitions innombrables d'espèces végétales et animales, dissémination incontrôlées d'OGM, etc… L'originalité de l'espèce humaine serait-elle donc sa capacité à détruire sciemment son propre milieu de vie ?
La politique française et européenne des années 60 et 70 nous a fait passer d'une agriculture familiale, quasiment autarcique, à une agriculture productiviste régie par le commerce international. Les agriculteurs se sont dotés d'outils de production adaptés à cette mutation industrielle : la taille des établissements et parcelles a considérablement augmenté et les « progrès » scientifiques ont accéléré les performances en matière de sélection des variétés, de fertilisation et de protection des cultures.
La machine s'est emballée. La « vocation exportatrice de la ferme France » s'est substituée aux finalités de l'agriculture paysanne en se manifestant par une utilisation massive des énergies fossiles et des pesticides, par une systématisation de l'irrigation, par une scission entre élevages et cultures et par un système de spécialisations et concentrations régionales entraînant
la désertification des zones les moins propices au modèle productiviste. Cette métamorphose s'est accomplie au prix d'un endommagement considérable des paysages, de la biodiversité et de la qualité de l'air, des sols et des eaux.
Les agriculteurs sont les premières victimes d'une crise environnementale dont ils commencent à peine à mesurer la dimension ! Les changements climatiques, l'érosion des sols, la pénurie d'eau, la perte de biodiversité et la contamination des variétés locales par les OGM vont accroître de façon considérable leurs difficultés.
Pour sortir du système productiviste, des agriculteurs soucieux de ne pas nuire à l'environnement font le choix d'une agriculture responsable telle que définie par l'IFOAM . En supprimant l'utilisation des produits chimiques que sont les engrais et les pesticides, et en s'interdisant l'utilisation d'OGM, ces « agriculteurs responsables » ont développé des techniques de travail innovantes et non polluantes.
  Ces méthodes de travail ont des conséquences naturellement positives sur l'environnement : préservation et augmentation de la qualité des sols, de l'eau, de l'air, des paysages et de la biodiversité.
La formule de Saint-Exupéry résume leur état d'esprit : « nous n'héritons pas la terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants ».
8 mars 2007 Poitiers (86) La Bio pour tout le monde : c'est possible et nécessaire avec Lylian Legoff,  et Jean Pierre Scherer.l'affiche- le tract
9 mars 2007 Epinal (88) Avec Philippe Desbrosses plus d'infos
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Sommaire :
Introduction : Pollutions, pertes de biodiversité, atteintes aux paysages, mais où va l'agriculture? 1 Surconsommation d'énergie et effet de serre 2 Erosion et perte de fertilité des sols 3 La pollution et le gaspillage de l'eau 4 La diminution inquiétante de la biodiversité 5 La modification des paysages Bibliographie
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