Réaction de François Bayrou au pacte écologique de Nicolas Hulot
Extrait de la Conférence de presse de François Bayrou - 24.11.06
5e conviction : la logique de la politique agricole doit être remise en question. Il faut réorienter les subventions agricoles afin que les Etats-Unis et l'Europe ne prennent plus l'argent de contribuables pour verser des subventions aux agriculteurs afin qu'ils puissent vendre à perte et ruiner les marchés africains : c'est « un gâchis politique absurde, criminel ».
Intégralité de la conférence de presse disponible ici.
Extrait de l'article du Figaro - 25.11.06
Il souscrit également à la troisième proposition de la Fondation Hulot, qui entend « réorienter les subventions agricoles vers une agriculture de qualité ».
François Bayrou, européen convaincu, condamne au passage les dérives de l'agriculture intensive, conséquences de la Politique agricole commune : « C'est le plus épouvantable gâchis commis à la surface de la planète depuis longtemps », a-t-il déploré.
Intégralité de l'article disponible ici.
Discours de François Bayrou
En conclusion du colloque de l'UDF « Développement durable : passer aux actes »
Samedi 21 octobre 2006
discours complet disponible ici.
Discours de clôture de François Bayrou
Colloque "Environnement : pour un avenir durable " - 22.04.06
extraits - discours complet disponible ici.
Notre plan national éco veut dire :
   4. Un effort pour un plan agriculture éco . Par exemple en programmant une diminution de 500 000 tonnes des engrais azotés de notre agriculture. Ça veut dire la définition d'un bilan azoté à l'échelle de l'exploitation, et soit un "permis de consommation" de l'azote, soit un système de bonus-malus, à discuter avec la profession. Il y a dans ce sujet un enjeu formidable de réconciliation entre les paysans et la société. Au lieu de vivre le drame que le monde agricole a vécu - eux qui étaient à la fois des indépendants, libres de leur sort, et des amis et défenseurs de la nature, ils ont été en 20 ans perçus comme dépendants et comme des pollueurs - ils seront les producteurs d'énergie renouvelable (je suis un défenseur des biocarburants et de la biomasse), et leurs cultures piègeront le carbone de l'atmosphère. La production végétale est la meilleure machine pour y parvenir. Cet enjeu est psychologique, moral et économique. Nous sommes le pays d'Europe occidentale qui a les surfaces disponibles les plus grandes : ce territoire qui était en train de tomber devient une chance.
Discours de clôture de François Bayrou
Colloque "Demain, l'agriculture et les territoires ruraux" - 11.02.06
extraits - Discours entier disponible ici.
D'autre part, les règles de l'agriculture raisonnée ont fait baisser considérablement l'utilisation par exemple d'engrais azotés et de produits phytosanitaires (certains de ces produits utilisés jadis à une dose de 200 g. à l'hectare, sont aujourd'hui dosés à 4 g./ha !), 50 fois moins. Malgré cela l'image s'est dégradée, et c'est une injustice.
Mais d'ores et déjà, dans le court terme, des améliorations substantielles peuvent être pensées et apportées à notre politique agricole. Je voudrais à ce stade de notre réflexion, dégager les plus urgentes.
8- Une grande politique de recherche française et européenne dans le domaine des biocarburants, des biomatériaux, de la chimie du végétal, des biotechnologies, du génome. La mise en place d'une conférence scientifique générale sur les OGM, sous l'égide par exemple de l'académie des sciences, doit permettre de sortir en quelques mois du silence officiel maintenu en France sur cette question. Je rappelle que nous avons aujourd'hui dans le monde 85 millions d'hectares de cultures OGM, dont 50 millions aux Etats-Unis, et que ces cultures se développent à vitesse croissante au Brésil, en Inde, en Chine.