Point de vue des partis : le Parti Socialiste
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Les communiqués du parti socialiste

Contrôle des produits naturels
le 19/09/06

KAFKA pousse Mémé dans les orties

Le Parti socialiste s'inquiète des dérives observées en matière de contrôle des produits naturels qui aboutit à remettre en cause des procédés et des usages transmis de génération en génération dans nos campagnes.

Le légitime renforcement des contrôles des autorisations de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques ne doit pas être instrumentalisé à des fins mercantiles pour menacer les filières alternatives permettant une agriculture naturelle.

Cette situation proprement kafkaïenne aboutit par exemple à la remise en cause de l'utilisation du purin d'ortie, alors même qu'il s'agit d'un procédé connu et reconnu, "l'engrais de mémé", permettant une alternative aux insecticides et fongicides chimiques.

Le Parti socialiste demande au gouvernement de revoir le décret d'application incriminé pour bien distinguer les produits phytopharmaceutiques industriels, des techniques naturelles de lutte contre les insectes, les champignons et les herbes folles pour préserver leur utilisation et leur libre enseignement.

Communiqué de Béatrice MARRE,
Secrétaire nationale à l'Environnement et au développement durable
et de Germinal PEIRO,
Secrétaire national à l'Agriculture


OGM
le 15/03/06

OGM : contre l'appropriation du vivant par les firmes privées

Le Parti socialiste considère que les plantes génétiquement modifiées ne pourraient être acceptés par notre société que si elles présentaient des avantages certains et si leur éventuelle mise sur le marché était dénuée de toute arrière-pensée commerciale prédatrice, notamment en matière de brevetabilité du vivant. Or, ces deux conditions ne sont absolument pas réunies pour le moment.

Les plantes OGM actuellement mises en culture ne présentent pas d'avantages décisifs sur le plan économique comme sur le plan de la santé, de l'environnement, ou des problèmes liés à la faim dans le monde. Au contraire, elles constituent pour le moment un cheval de Troie pour la conception américaine des brevets qui pourrait nous conduire vers une appropriation du vivant par de grandes firmes privées multinationales.

Les socialistes s'y opposent fermement et rappellent que la biodiversité est un patrimoine commun, que les Pays du sud ont notamment le droit de choisir et de maîtriser leur modèle de développement sans qu'il leur soit imposé, dans le respect de leur environnement, et que les agriculteurs du monde disposent de ce même droit.

C'est d'autant plus inacceptable que cette utilisation à des fins uniquement mercantiles de plantes génétiquement modifiées se fait alors que peu de recherches sont menées, de façon objective et désintéressée, sur les effets pour la santé et l'environnement. Cette absence d'évaluation - outre le fait qu'elle ignore le principe de précaution - installe le soupçon sur l'ensemble des travaux de génie génétique et leurs possibles applications ultérieures dans les domaines de la santé et de l'environnement.

Le Parti socialiste réaffirme donc son soutien à un effort de recherche soutenu dans ce domaine. Il considère que le maintien d'une recherche de haut niveau est essentiel pour préserver notre capacité d'innovations, d'expertise et notre autonomie de décision, dans un domaine où nous risquons de nous faire imposer des choix de société. Il faut notamment développer l'indispensable recherche médicale à long terme sur les effets des OGM, en particulier en toxicologie. Cette recherche doit évidemment être strictement encadrée et reposer largement sur l'action publique.

Le Parti socialiste regrette le climat passionnel qui a conduit nombre de chercheurs à interrompre leurs travaux dans ces domaines essentiels ou à s'exiler à l'étranger. Il remarque que les gouvernements Raffarin-Villepin ont largement contribué à ce climat, par l'absence de transparence, de débats et de réelle concertation dont ils sont comptables sur le sujet, comme par les moyens dérisoires qu'ils ont choisi de consacrer à la recherche publique.
Dans ces conditions, le Parti socialiste affirme sa position :
\bullet  contre le brevetage du vivant et le pillage par les multinationales des ressources génétiques qui constituent le patrimoine commun de l'humanité ;
\bullet  contre les cultures d'OGM en plein champ ;
\bullet  pour le développement d'une recherche d'excellence conduite dans la transparence, selon de stricts protocoles de mise en oeuvre et d'évaluation, par des organismes publics correctement financés.

C'est cette position que défendront les socialistes lors de l'examen du projet de loi sur les OGM qui, plutôt qu'une transposition de la directive européenne attendue depuis longtemps, est bel et bien un projet d'autorisation des OGM, exonérant de toute responsabilité les firmes productrices d'OGM.

Communiqué du Bureau national



Pour une stricte application du principe de précaution en matière d'OGM
le 24/02/06

Nous avons toujours défendu les principes de précaution et de transparence. Ce qui signifie, très clairement, que faute d'informations suffisantes, nous ne saurions admettre la culture des OGM en plein champ, sans en mesurer les effets.

Elles existent pourtant, mais résultent d'un vide juridique. Certains producteurs ont pu ainsi développer des cultures OGM en toute impunité. En l'état actuel de nos connaissances scientifiques, le développement de céréales génétiquement modifiées, en plein champ, constitue une menace indéniable pour la biodiversité et l'ensemble des filières agricoles de qualité. On ne peut produire des produits labellisés à partir de maïs transgéniques. Engager la France dans cette démarche, en s'inspirant en droite ligne du modèle américain, c'est faire courir au pays un risque environnemental et économique inconsidéré. Ce que nous refusons.

Notre point de vue n'est pas en contradiction avec les propositions formulées par Bruxelles. Et ce, même si les Etats-Unis et le Canada sont parvenus, dans le cadre de l'OMC, à obtenir de l'Union le libre accès et le recours aux cultures OGM. Les États membres peuvent cependant opter pour la méthode culturale de leur choix. Ils doivent d'ailleurs pouvoir disposer du libre-arbitre dans ce cadre précis.

Germinal Peiro, secrétaire national à l'agriculture


Monsanto/Confédération paysanne : le PS attaché à la démocrate sociale
le 15/12/05

Le Parti socialiste condamne fermement la saisie des comptes bancaires de la Confédération paysanne à l'initiative de la firme multinationale Monsanto au titre de l'exécution d'un jugement.

Ce type d'agissements met en péril l'existence d'organisations syndicales et professionnelles qui garantissent la réalité de notre démocratie sociale. Cette tentative d'intimidation de la Confédération paysanne visant à la réduire au silence constitue un pas de plus dans la voie de la criminalisation de l'action syndicale.

Le Parti socialiste estime que ce n'est pas en refusant le débat et la discussion que les promoteurs des OGM arriveront à convaincre les Français d'un éventuel bien-fondé des modifications génétiques pour la santé et l'environnement.

Communiqué de Germinal PEIRO,
Secrétaire national à l'agriculture
ELECTIONS 2007

Retrouvez les points de vue des partis et de leurs candidats potentiels :

Le PS
      Ségolène Royal

L'UMP
   Nicolas Sarkozy

Les Verts

L'UDF
   François Bayrou

Cap 21
   Corinne Lepage

Le MPF

A venir : les prises de position de tous les partis et de leurs candidats.
Les élus socialistes ayant répondu à notre questionnaire

Marcel RAINAUD :
Président du Conseil Général de l'Aude

Bertrand AUBAN :
Sénateur, Conseiller général et Maire en Haute-Garonne

Jean VIDAL :
Vice-Président du Conseil Général du Gard

Pascal TERRASSE :
Député de l'Ardèche

Anne-Marie REME-PIC :
Vice-Présidente du Conseil Général de la Drôme

Laurent FABIUS :
Député de Seine-Maritime

François LONCLE :
Député de l'Eure, Ancien Ministre

Sophie DONZEL :
Conseillère municipale de Nanterre

Magali LE FRANCOIS : Conseillère Générale du Calvados

Germinal PEIRO :
Député-Maire et Vice-Président du Conseil Général de la Dordogne, secrétaire national du PS

Roland DAVERDON :
Vice-Président du Conseil Régional Champagne-Ardenne (PS)

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