Patrick Louis, Député au Parlement Européen, nous répond sur le sujet des OGM
courriel du 06 décembre 2006
Madame, Monsieur,
Vous avez attiré mon attention sur le problème des biotechnologies au sein de l'Union Européenne et je vous en remercie.
On constate que sont favorables aux OGM la plupart des gouvernements européens et surtout la Commission qui profite d'une procédure communautaire inique au terme de laquelle elle peut, même contre l'avis de six Etats-membres (en 2004, la France, l'Autriche, le Luxembourg, le Danemark, le Portugal et la Grèce avaient voté contre la levée du moratoire ), décider seule de les leur imposer.
Après le scandale des farines animales et du poulet à la dioxine, Bruxelles est bien décidée à ne pas protéger les européens au profit des multinationales agrochimiques dont elle est le bras armé en Europe et dont l'objectif est de disséminer les OGM de telle sorte que leur présence devienne irréversible et leur permette de mettre la main sur les très juteux marchés agroalimentaires.
Face à ces périls, la France doit recouvrer sa souveraineté écologique, alimentaire, agricole et sanitaire, entraînant dans son sillage tous les pays européens qui le souhaitent.
Ainsi, avec Philippe de Villiers, Président du Mouvement Pour la France, nous considérons qu'aux vues des risques majeurs qui pèsent sur notre environnement, sur notre agriculture, sur notre santé, largement reconnus dans le monde scientifique, il faut exiger :
- l'application absolue du principe de précaution par l'arrêt immédiat et l'interdiction totale de toute culture et de tout essai d'OGM en milieu ouvert.
- le rétablissement d'un moratoire européen sur toute importation d'OGM et par tous les pays qui le souhaitent (au moins six).
- l'étiquetage et la traçabilité obligatoire sur l'ensemble des produits alimentaires, y compris issus d'animaux ayant consommé des OGM (80%) et en abaissant le seuil d'exemption d'étiquetage en cas de présence fortuite à 0,1% (comme en Allemagne)
- l'interdiction absolue du brevetage du vivant (révision de la directive 98/44 qui l'autorise), lequel doit rester dans le patrimoine inaliénable de l'humanité.
Je tacherai donc de défendre cette position au sein du Parlement Européen.
Je vous remercie pour l'intérêt que vous portez à ce sujet.
Cordialement,
Patrick LOUIS
Député au Parlement Européen