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Les candidats à l'élection présidentielle face à l'agriculture "raisonnée"

PARIS, 8 jan 2007 (AFP)

L'association Farre (Forum de l'agriculture raisonnée respectueuse de l'environnement) a demandé aux principaux candidats à l'élection présidentielle leur position sur l'agriculture "raisonnée".
Les candidats étaient interrogés, à l'avance et par écrit, sur "leurs souhaits et leur engagements pour le développement d'une agriculture économique viable et respectueuse de l'environnement".
Voici des extraits de leurs contributions, publiées à l'occasion des 10èmes rencontres de l'association Farre, lundi à Paris.
  
François Bayrou (UDF): "Il faut changer de politique agricole. Nous voulons qu'elle assure un niveau de prix suffisant, garantisse contre les risques majeurs et qu'elle ne soit plus fondée sur des aides historiques qui créent une barrière à l'installation des jeunes et démobilisent les producteurs".
  
Olivier Besancenot (LCR): "Les aides devraient être conditionnés à des critères sociaux (maintien et développement de l'emploi paysan) et environnementaux (limitation des pesticides, usage raisonnée de l'eau)".
  
Marie-George Buffet (PCF): "Je ne suis pas sûre que le développement de la qualification agriculture raisonnée n'ajoute pas à la confusion".
  
Arlette Laguiller (LO): "Je suis pour l'agriculture raisonnée mais elle ne pourra émerger que d'une "économie raisonnée, raisonnable et rationnelle", (...) dont le moteur ne soit plus le profit privé".
  
Jean-Marie Le Pen (FN): "L'agriculture raisonnée doit s'inscrire dans une politique d'ensemble cohérente. Le rétablissement de nos frontières permettra de protéger nos agriculteurs d'une concurrence étrangère peu soucieuse de l'environnement et de la sécurité sanitaire".
  
Ségolène Royal (PS): Cette qualification "est une étape intéressante pour améliorer les pratiques agricoles. (...) Je pense que les mutations nécessaires peuvent constituer des opportunités par exemple en répondant à la demande de relations de proximité entre producteurs et consommateurs ou en fournissant le marché du "bio" qui est en pleine expansion".
  
Nicolas Sarkozy (UMP): "Elle n'est pas incompatible avec d'autres actions en faveur d'une meilleure conciliation de l'agriculture et de l'environnment, comme les contrats d'agriculture durable ou l'agriculture biologique. Mais je pense que l'agriculture raisonnée peut devenir, sur une base volontaire, le mode de production dominant".
  
Philippe de Villiers (MPF): "Il faut des règles de culture très strictes et très protectrices de la nature mais ces règles ne seront viables que dans une zone européenne protégée par la préférence communautaire avec des prix rémunérateurs".
  
Dominique Voynet (Verts): "Je suis sceptique quant à la multiplication des qualifications et des labels. Dans le cas de l'agriculture raisonnée, les prescriptions sont de simples rappels de la réglementation en vigueur".
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